Can you help me occupy my brain?

March 2nd, 2011

Quoi qu’il arrive désormais, je serai surtout cette fille qui ne sait plus ce qu’elle veut, ni comment ou avec qui.

Il nous aura fallu un mois, au jour près, pour décider qu’il fallait que tout ça cesse. Le cadre de notre rencontre n’aurait pu être plus parfait en ce dimanche pluvieux que ce petit café adorable de quirkiness tout droit sorti d’un film de Jean-Pierre Jeunet, avec avec ses vitres embuées, son éclairage orangé et ses vieux transistors poussiéreux empilés sur les étagères en bois. Dans les rôles secondaires: Polly, la charmante serveuse cherchant quelqu’un pour lui apprendre l’origami, le couple d’amoureux dégustant des pâtisseries maison près de la fenêtre, et la famille de la table d’à côté, absorbée dans une partie de scrabble sans fin. Aucun d’eux n’aurait pu deviner ce qui se déroulerait bientôt autour de notre quatuor latte-thé-croissant-confiture.

C’est toi qui a commencé mais les mots qui sont sortis étaient, en substance, ceux que j’avais moi-même posés sur papier la nuit précédente, les mains moites et le souffle court, encore sous le choc de la réalisation du non-sens de ce que nous représentions. Je n’ai eu qu’à finir tes phrases et ponctuer les silences de quelques sourires tristes et nous y étions.

Après cela, il ne restait plus qu’à apprécier la facilité avec laquelle nous avions défait ces liens que nous savions tous deux trop fragiles pour perdurer. Ça et attendre sagement le coup de grâce - cette fraction de seconde qui m’a permis de réaliser que la fille de la lettre, celle à ton esprit le matin au réveil, n’était autre que la brunette. Tu as utilisé les mots “intense feelings” et “completely faded” mais je n’écoutais déjà plus. En y repensant, j’aurais sans doute pu verser quelques larmes mais ça n’aurait rimé à rien. A waste of salted water, at most.

Et puis de toutes façons, [...click...]

Alas I cannot swim.

February 18th, 2011

Il ne faut pas croire que tout ça m’amuse. En réalité, derrière la façade des fringues un peu trop sexy pour le boulot, je suis surtout triste de voir tout notre petit monde s’écrouler. Triste et lasse que tu ne voies pas que j’ai changé, que j’ai perdu deux kilos, que les chansons que j’écoute parlent toutes d’amours déchus. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi tu ne poses aucune question quand je reviens à minuit passé avec l’odeur de cigarette dans mes cheveux, ni comment il t’es possible d’ignorer l’essentiel - que tu es en train de me perdre et que tu es au moins aussi responsable que moi.

Je n’essaye pas d’inverser les rôles, non, je tente juste comprendre comment on en est arrivé là. Je me dis que merde, si tu m’avais porté un peu plus d’intérêt et que tu écoutais un peu quand je parle, tu aurais vu que c’était ta présence et tes mots que je réclamais tout ce temps, pas ceux d’un autre. Mais je suppose qu’il est un peu tard pour faire marche-arrière maintenant.

Quoi qu’il arrive désormais, je serai cette fille qui guette anxieusement les visages familiers dans les pubs et efface l’historique de ses emails pour ne pas laisser de traces. Je suis aussi cette fille qui reçoit des mots et des attentions dont elle ne sait plus quoi faire et qui, dans un moment d’absence, laisse échapper quelques larmes et se voit lui dire ‘I thought I had it all figured out, you know‘.

Comme toujours dans les moments de flottement, je mets la musique plus fort, et en boucle de préférence.

[...]

"Lover please do not, fall to your knees,
It's not like I believe in everlasting love."

Please don’t slow me down If I’m going too fast.

February 8th, 2011

Je pourrais vous expliquer comment ça fait de passer de l’autre côté, de se laisser glisser tout doucement sans trop savoir à quoi se raccrocher. Sans forcément le vouloir non plus.

Je commencerais sans doute par vous raconter comment un verre innocent (‘juste pour voir’) s’est transformé en l’aveu de cette attirance mutuelle tant redoutée. Je vous raconterais ensuite que lorsqu’il a passé sa main dans mes cheveux pour remettre une mèche derrière mon oreille, mon coeur a réellement raté un battement, tant et si bien que j’ai dû laisser les minutes, les heures, et les bus passer avant de me décider à prendre le chemin du retour.

Mais peut-être qu’il serait préférable de ne parler que du silence radio que je m’impose depuis. Je sais, on ne dirait pas mais c’est sacrément long, 48 heures. L’envie d’envoyer un message ne m’a pas quittée une seconde mais je me dis que je ne suis pas la seule qui a droit à un peu d’espace en attendant le prochain face à face.

Demain, il commencera sa semaine et nous reprendrons alors nos rencontres en terrain neutre. Je sourirai bêtement en préparant ma 6ème tasse de thé de la journée. Plus tard, je romprai le silence radio pour lui envoyer un message cryptique avec pour seule pièce jointe la photo d’un terrain de camping, ou quelque chose dans le genre. Il sourira, j’imagine, et se dira que cette histoire improbable n’était pas ce qu’il avait en tête lorsqu’il parlait d’entamer un nouveau chapitre.

Puis il regardera la petite brune assise en face de lui et se dira que finalement, cette histoire-là aurait été moins compliquée. De l’autre côté de l’open-space, je fixerai la scène du coin de l’oeil, l’air de ne pas y toucher. Si j’ai de la chance, il finira par me répondre quelque chose à la hauteur de son ‘Next time, we’ll go camping‘. Je sourirai à mon tour, me demandant combien de temps il faudra attendre pour que sa main retourne se perdre dans mes cheveux.

Walk away now, and you’re gonna start a war.

February 7th, 2011

Peut-être qu’en fait tout le monde (se) ment sur la véritable nature de la vie en couple. Que tout ceci n’est rien qu’une étape obligatoire, sorte de rite de passage dont les initiés se gardent bien de discuter avec les petits novices que nous sommes. À moins bien sûr que ce soit juste nous qui avons mal lu le mode d’emploi.

Non parce que tu sais, moi je les voyais bien les autres, ceux qui ne faisaient pas les choses correctement. Je les regardais trébucher de mille et une façons et avec toute mon arrogance de fille amoureuse, je me rejouissais à chaque fois de savoir tout ça ne me concernait pas, ne nous concernait pas.

Et puis le vent a tourné. Des matins où l’on se réveillait à des heures impossibles uniquement pour pouvoir profiter d’un nouveau corps à corps, nous sommes passés à de brèves étreintes fatiguées et à des soirées rythmées par le bruit régulier des doigts qui frappent le clavier. Je ne saurais pas dire ce qui s’est passé, ni expliquer comment ce manque d’envie pernicieux est venu s’imiscer dans chaque recoin de notre quotidien. Je ne peux que constater qu’à force de se croiser sans vraiment se parler et de se réconcilier sans jamais vraiment s’expliquer, nous sommes devenus comme tous ces autres qui ne savaient pas s’y prendre.

Et je les devine, ceux qui nous montrent du doigt. Du haut de leur arrogance de gens amoureux, ils se réjouissent de savoir que tout ça ne les concerne pas.

[...]

"We expected something, something better than before,
We expected something more.
Do you really think you can just put it in a safe
behind a painting, lock it up and leave?
Do you really think you can just put it in a safe
behind a painting, lock it up and leave?

Walk away now and you're gonna start a war.
Whatever went away I’ll get it over now.
I’ll get money, I’ll get funny again,
Whatever went away I’ll get it over now.
I’ll get money, I’ll get funny again,
Walk away now and you're gonna start a war."

Keep your secrets with you, girl.

February 4th, 2011

Comment vous expliquer? Le mec est écrivain. Mieux, poète. C’est son métier, de manipuler les mots pour provoquer des émotions en ceux qui les lisent. Je ne suis pas exactement de taille à lutter. Mais vous avez raison, ça ne justifie rien. C’est juste qu’il est tellement compliqué de mettre une distance artificielle maintenant qu’un soupçon de proximité s’est installée.

Toute cette semaine, au travail, on s’est rencontrés en terrain neutre. De toutes façons, je suppose qu’il était plus facile de se parler dans la cuisine en se préparant une tasse de thé plutôt qu’au beau milieu de l’open-space, avec les regards des vautours de l’équipe de vente rivés sur nous.

C’est lui qui a brisé la glace le premier lundi midi - il m’a raconté son état déplorable du samedi et m’a dit qu’il avait passé le weekend à s’inquiéter de comment la fin de ma course en taxi s’était passée. On a discuté cinq minutes et puis juste avant de retourner à nos bureaux respectifs, il a ajouté qu’il avait vraiment passé un bon moment vendredi. Vous savez, avec l’accent sur vraiment.

Je savais qu’on n’aurait jamais assez de pauses café dans une seule journée, ou même toute une semaine, pour permettre de clarifier la situation, alors j’ai demandé son adresse email perso, acceptant que l’idée d’échanger nos numéros était sans doute trop intime. (dangereuse?)

On n’a pas abordé le vif du sujet tout de suite - je me suis dit qu’il était peut-être de ces gens qui font des blackouts de malade quand ils boivent un peu trop et ne se rappellent pas de ce qu’ils font, j’ai même brièvement pensé que j’avais simplement tout inventé - et quand j’ai finalement trouvé le courage d’ouvrir les hostilités, on a simplement mis au clair deux trois points et on a pu passer à autre chose. On a parlé musique, encore, et puis tout est redevenu comme avant.

Jeudi, je me suis pointée au bar un peu plus tard que le reste de l’équipe, pensant que mes raisons de me joindre au groupe seraient moins flagrantes, pour finalement le croiser à la porte, manteau sur les épaules. Il était en retard pour une visite d’appart et a juste eu le temps de me dire de checker mes mails plus tard, parce qu’il ne taffait pas avant mercredi prochain.

Et parce que clairement ça ne suffisait pas, mercredi, je dois témoigner à un procès dont l’issue potentielle et ce que ça implique nous échappent un peu à tous.

Voilà, c’est tout. La semaine va être longue.

Heart skipped a beat.

February 1st, 2011

Les livres d’Armistead Maupin sont de vrais trésors qu’il faudrait pouvoir conserver intacts pour toujours. Pourtant, et ce à chaque relecture, je suis incapable de faire autrement que d’en dévorer les pages, tome après tome. Further Tales… était en rupture de stock au Waterstone’s d’Upper Street alors en attendant que ma commande arrive, je relis les passages surlignés au marqueur mental.

p.59: Her apartment seemed fussier than ever, as if the doilies and tassels had taken to breeding in their unguarded moments. Ceci est clairement une métaphore de la vie - enfin, de la mienne, quoi. Un peu comme si les choses pas ordonnées avaient cette propension à la multiplication dès que j’avais le dos tourné. Un moment d’inatention et hop, regardez-moi ce joyeux bordel.

p.161: Mona’s Law. That’s what she calls it. She says you can have a hot job, a hot lover and a hot apartment but you can’t have all three at the same time. En lisant cela, j’ai simplement souri de la caricature, sinon de l’inexactitude de la citation. Ça, c’était avant vendredi.

Vendredi, il y avait toute cette anticipation refoulée depuis plus d’un mois dont j’essayais de me convaincre qu’elle était complètement artificielle. Et puis il y a eu la déception de 4.30pm ‘errr, I think they’ve hijacked my party’, suivi d’une série de verres tellement mal assortis qu’on aurait dit que j’avais passé mes commandes en mode shuffle. Quand je l’ai finalement vu arriver au pub 3 heures plus tard, j’avais déjà du mal à marcher droit mais j’ai quand même eu la présence d’esprit de l’ignorer pendant une bonne demie-heure (now that’s what I call willpower), jusqu’à ce qu’il vienne s’assoir à côté de moi.

À partir de là, on a simplement fait une redite de la soirée de Noël, l’alcool en plus/la décence en moins, c’est selon. On a parlé bouquins, drogues, musique, et sans même me rendre compte du cliché, je lui ai mis mes écouteurs sur les oreilles et ai collé mon oreille contre la sienne pour essayer de mesurer ses réactions aux beats si familiers de Live it Out. Je suis très prévisible avec mes suggestions musicales, certes.

Dans le taxi du retour, j’ai bu de l’eau et mis The xx parce que j’avais besoin de ne pas penser, juste de me laisser bercer par les mots qui sortaient des haut-parleur. J’ai fixé les rues dehors en essayant de me convaincre que tout cela était juste anodin (fail). Je suis arrivée chez moi, me suis glissée sous les draps et ai attendu de me réveiller.

Le lendemain, j’ai repensé au fait qu’il avait demandé mais pas pris mon numéro, et je me suis dis que c’était sans doute la meilleure chose qui soit arrivée de toute la soirée. Après 48h à ne pouvoir penser à rien d’autre qu’à lui, j’ai compris que ça n’avait en réalité fait qu’ajouter à l’obsession grandissante.

Nous sommes mardi soir. Et je suis grave dans la merde.

Welcome, they said welcome to the floor.

There’s hope in the air, there’s hope in the water.

January 24th, 2011

Non mais regardez-moi avec mon petit verre de vin rouge, mes tartines de fourme d’ambert (glamooour) et I speak because I can en bande-son. S’il vous en fallait encore une, alors moi et mon salaire à trois chiffres qui peine à s’aligner sur le SMIC sommes la preuve vivante que l’argent ne fait pas le bonheur.

Ayant passé près de deux ans dans l’angoisse quasi-permanente du lendemain (”Turn your talent to teaching“, qu’ils disaient sur leurs jolies affiches de propagande), il m’est difficile de trouver des mots assez forts pour expliquer ce que je ressens, là tout de suite maintenant. Ma seule certitude, c’est que tout est à nouveau possible. Je ne sais pas encore quoi exactement d’ailleurs mais peu importe - les détails, ce sera pour plus tard. J’ai retrouvé l’Envie. Celle de me lever le matin, d’aller au boulot, de sortir et de voir des gens. J’ai arrêté de fuir les coups de téléphone, d’ignoner les emails qu’on m’envoie et de maudire tout facebook pour avoir une vie plus excitante que la mienne.

I too, made it somewhere. Sans combine, ni piston, et ce dans une ville dont tout le monde m’avait dit qu’il était difficile de se faire une place. Je n’ai plus rien à prouver. Ou alors juste à moi-même, mais un peu d’ambition n’a jamais fait de mal à personne. D’ailleurs sans cela, je n’aurais probablement jamais osé me porter volontaire pour écrire ce petit article, accompagné de mon nom et de ma photo, s’vous plaît. Santé tout le monde, “au premier d’une longue lignée”, ou quelque chose dans le genre.

Alors certes, à ce joli tableau, il manque quand même un élément de taille. Il m’a promis que ses journées 5h30-22h30 n’allaient pas durer, enfin pas après le mois de mars - peut-être avril. Quoi qu’il en soit, et jusqu’à nouvel ordre, il passes ses week-ends et ce qu’il reste de ses soirées dans la pièce d’à côté. Alors en (l’)attendant, je commence des projets, j’écris, je range, je classe, j’écris encore, je dors, et puis j’essaye de ne pas tomber dans le piège de la facilité. Le soir, quand mon corps réclame un peu de fatigue physique, il me prend dans ses bras, soupire un grand coup et m’embrasse sur le front.

Je suppose que c’est déjà ça.

Happy VAT rise, dude.

January 7th, 2011

J’ai tellement de choses à poser ici que je ne sais pas par où commencer. Je serais tentée de vous la faire façon stream of consciousness (dans le désordre, sans syntaxe ni ponctuation - pour ceux qui n’auraient pas suivi de cours de littérature anglaise sur les bancs de la fac) mais commencer par le début est peut-être un choix plus sensible.

Le mois de décembre s’est terminé au moins aussi bien qu’il avait commencé. La rencontre avec l’ex-rien-du-tout, les longs hugs d’au revoir et les mots apaisants chuchotés à mon oreille sont venus effacer mes craintes infondées. Le chapitre 2007-2008 est donc enfin clos. Il était temps, oui, je sais.

Le lendemain par contre, j’ai dû carburer à l’eau et au coca light pour ma soirée de Noël du boulot tellement ma gueule de bois était cocasse (“plus jamais“, que j’ai dit). Statut de petite nouvelle oblige, j’ai passé la première partie de ma soirée à expliquer aux gens ma vie d’avant, et même si en vérité c’était il n’y a pas si longtemps que je passais des nuits blanches à préparer des putains de leçons pour des monstres qui s’amuseraient à m’insulter le lendemain, pouvoir parler de tout ça au passé s’est avéré sacrément libérateur.

En retour, j’avais moi aussi tout plein de questions pour mes nouveaux collègues, surtout pour les freelanceurs qui dans la vraie vie sont critique musicale, membre de groupe de rock signé, écrivain - you name it. Parmi eux, il y avait le beau brun aux yeux verts que j’évite soigneusement depuis que j’ai commencé parce que je nous connais, moi et mes hormones. Mais il faut croire que c’était dans les cartes, vu qu’on me l’a présenté cinq fois en l’espace de vingt minutes – “Oh, by the way, have you met J.?”. Cinq fois, I shit you not. La situation était tellement ridicule que je me suis sentie obligée de commencer notre conversation par un “sorry I didn’t catch your name“. Oui, je suis une petite comique. Et visiblement il n’en fallait pas plus - le courant est passé instantanément et je n’ai parlé à quasi-personne d’autre du reste de la soirée. Dieu merci, j’étais sobre et nous nous en sommes tenus à des sujets tout à fait décents. Toujours est-il que je serais bien restée au bar toute la nuit - notons que jusqu’à nouvel ordre, je suis donc incapable d’avoir plus de 15 ans.

La suite a été un peu moins drôle vu que le vol qui devait me ramener de l’autre côté de la Manche n’a jamais décollé. Joyeux Noël à vous aussi, bandes d’incapables à Heathrow où suite à deux malheureuses petites heures de neige le samedi, 99% des vols ont été déprogrammés les 7 jours suivants. Go figure. Heureusement, il restait encore des places sur le ferry Portsmouth-St Malo. Ainsi, après 4h de voiture et 10h de traversée (c’est grand, la Manche), Monkey et moi sommes arrivés à bon port (c’est le cas de le dire) le matin du 24, prêts à attaquer Saint-Nectaire, camembert, charcuterie, pain frais et bon vin. Monkey a donc enfin compris pourquoi le concept de passer Christmas eve dans un pub à se torcher la gueule entre potes pour se retrouver hors-service au repas de famille du lendemain ne m’avait que moyennement impressionnée l’année d’avant.

Le nouvel-an, lui, s’est passé dans la tradition écossaise pour la troisième année consécutive et plus je passe de temps dans le West End de Glasgow, plus j’aimerais y vivre. Même qu’Edinburgh peut aller se rhabiller. Sur les coups de minuit, Blur criait encore sa pop des années ‘90, j’avais volé un drapeau écossais à taille humaine et les bras qui m’entouraient m’ont serrée un peu plus fort - c’est là que j’ai entendu une promesse un peu absurde que l’auteur a nié en bloc dès que ses neurones lui ont permis d’articuler un contre-argument.

Voilà, de retour à Londres, ma carte de transport coûte désormais £123.70 par mois pour un métro qui fonctionne de moins en moins régulièrement mais j’ai visiblement bien intégré la mentalité britannique (londonienne?) vu qu’il me suffit juste de fermer les yeux, d’écouter la douce voix de Laura Marling et d’être transportée loin.

Ah, et bien évidemment pour les résolutions, on repassera.

It’s only when I hit the ground, it causes all the grief.

December 17th, 2010

It was good to see you.

You look well. No, you really do.

Thanks for coming out.

Il n’a pas pris de drogues depuis plus d’un an. Alors c’est ça la différence? Ce n’était pas moi. Il n’a jamais été question de moi.

Peut-être que c’est satisfaisant, peut-être pas.

I remember you sitting in a chair outside.

Falling’s not the problem.

December 13th, 2010

Bêtement, ma réaction initiale à la nouvelle qu’il rentrait sur Londres pour quelques semaines après un an et demi d’absence a simplement été de me dire que ce serait cool de catch up, voyez-vous? Alors, ok, j’avoue, je n’ai pas trop réfléchi quand je lui ai sorti d’une façon enthousiaste mais dégagée (oui, on y croit fort) “han sérieux? tu es de passage, trop bien, allons boire des verres“.

Sauf qu’en réalité, maintenant qu’il est sur le territoire et après lecture de son texto qui me propose un verre ce soir, je me rends compte que je ne suis absolument pas prête à vivre ce face-à-face. Non parce que clairement, vu le statut de notre relation actuelle (ex-rien du tout), me retrouver dans ce genre de situation ne m’intéresse que si j’ai le dessus. Et sachant que je ne vais à priori pas pouvoir faire semblant de ne pas avoir vu les 70 facebook profile pics de lui et sa cruche de copine, il va donc falloir que je me tape l’histoire de leur rencontre en trois actes avec l’épilogue sur comment c’est un homme nouveau maintenant qu’il a trouvé la femme de sa vie. Vous comprendrez que cela me fait moyennement rire, surtout quand on connaît l’oiseau.

Et puis, je suppose qu’arrêter la drogue l’a aussi rendu moins con, et comme c’était un peu la raison de tout ce qui clochait chez lui, j’ai un peu peur de ne plus savoir quoi lui trouver comme défaut. Or, si je veux être convaincante, il va me falloir venir préparée, et malheureusement pour moi, vu le sourire que m’a collé la simple écoute de son message vocal (message vocal, espèce d’enflure), je dirais qu’on est plutôt mal barrés.

En plus ce soir, j’avais piscine.